16.01.2009

Pour que la paix règne

Pour que la paix règne

 

 

Pourquoi tant de haine entre les hommes,

 

Pourquoi se battre, s’entretuer,

 

La parole ne peut-elle rien résoudre,

 

Pourquoi laisse t-on les armes parler ?

 

 

 

Des innocents  tombent sous les bombes,

 

Ils ne voulaient que vivre en paix,

 

Ils ont des cratères pour tombes,

  

Triste  image pour l’humanité ?

 

 

 

 Des enfants vivent dans la terreur,

 

Quel avenir ont-ils à espérer ?

 

Ils vivent beaucoup trop d’horreurs

 

Qui sans relâche vont les hanter.

 

 

 

Quand viendra-t-elle la Blanche Colombe       

 

Déployer ses ailes sur cette terre,         

 

Et pour crier à la face du monde 

 

"Cette fois elle est finie la guerre" 

 

 

 

 

 

Messieurs les Dirigeants  de ce monde

 

Oubliez vos velléités,

 

Pensez à ces gosses sous les bombes,

 

Ecrivez enfin le mot Paix.

 

 

 

 Laur D le 16 janvier 2009

 

02.07.2008

Mignonne .......

Mignonne, allons voir si la rose




Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.





 

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !






Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.


 

Ronsard

07.04.2008

les cygnes

 

Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
A des neiges d'avril qui croulent au soleil;
Mais, ferme et d'un blanc mat, vibrant sous le zéphire
Sa grande aile l'entraîne ainsi qu'un lent navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux,

 

Le courbe gracieux comme un profil d'acanthe,
Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante.
Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix,
Il serpente, et, laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d'une tardive et languissante allure.
La grotte où le poète écoute ce qu'il sent,
Et la source qui pleure un éternel absent,


 

Lui plaisent; il y rôde; une feuille de saule
En silence tombée effleure son épaule.
Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l'azur,
Il choisit, pour fêter sa blancheur qu'il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.
Puis, quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,
A l'heure où toute forme est un spectre confus,


 

Où l'horizon brunit rayé d'un long trait rouge,
Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,
Que les rainettes font dans l'air serein leur bruit,
Et que la luciole au clair de lune luit,
L'oiseau, dans le lac sombre où sous lui se reflète
La splendeur d'une nuit lactée et violette,
Comme un vase d'argent parmi des diamants,
Dort, la tête sous l'aile, entre deux firmaments.

 

Poème de Sully-Prudhomme